Peinture de singe

Ces dernières années, une multitude de sites Web ont vu le jour, affirmant que divers animaux (en particulier les chimpanzés) pouvaient peindre, produisant souvent des œuvres « d’art ». Certains d’entre eux sont remarquablement habiles et convaincants, d’autres moins.

Un certain nombre d’artistes ont expérimenté la peinture de singes. Le premier fut Ake Axelsson, qui convainquit un chimpanzé nommé Peter de peindre avec des peintures à l’huile et des pinceaux. Au début, l’animal mangeait la peinture plutôt que de la mettre sur la toile, en particulier le bleu cobalt acidulé, mais il a finalement appris à étaler la peinture sur les toiles et il a commencé à développer son propre style.

Jean Siméon Chardin et Alexandre Gabriel Decamps ont également dépeint les singes comme des créateurs d’art sérieux. Leurs singes observent et considèrent solennellement leurs processus, évoquant un sentiment d’introspection. Ce traitement s’écartait des représentations anthropomorphiques antérieures de singes irréfléchis faisant de l’art à tort, qui servaient d’illustrations satiriques de la folie et de la vanité humaines.

Dans son tableau My Monkey Painting, George Seurat réinterprète le genre du singe en le représentant de profil strict et sans fond, définissant ainsi ses aspects essentiels par la lumière et l’ombre plutôt que par la ligne. Cette approche est à la base de son célèbre tableau, La Grande Jatte (1886, Art Institute of Chicago). Le traitement du singe par Seurat traduisait son respect pour nos ancêtres simiens, ainsi que sa compréhension qu’ils possédaient la capacité de produire des œuvres expressives et belles. Dans ce tableau, l’expression du singe est véhiculée par son geste de soulever une palette de peinture. tableau singe

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